Monthly Archives: January 2010

Les Anglais découvrent les charmes du lepénisme

Nick Griffin, le leader du British National Party (BNP), le parti d’extrême droite anglais, a parfaitement réussi son baptême du feu à la BBC, lors de sa première participation – le 21 octobre dernier – à l’émission politique Question Time, dans laquelle des hommes politiques de tout bord sont soumis aux questions du public. Sous les quolibets de la salle et en dépit des protestations de vertu outragée des autres invités, il a pu tenir droit dans ses bottes son discours raciste et xénophobe habituel, et se répandre sur les méfaits de l’immigration. Continue reading

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The Gospel According to Darwin

Who could ever have believed that, for the bicentenary of Charles Darwin’s birth, the most famous of English naturalists would be recognized as the fifth evangelist by the Roman Catholic Church? But this astounding event was bound to happen after an unpublished manuscript of Darwin was discovered by sheer luck in a cave in Sinai one year ago. This amazing document, written both in Aramaic and Koine Greek – two languages Darwin was known to have mastered –, has fortunately nothing to do with the theory of evolution or other nonsense, but records the life of the son of God in a typically biblical style. It took less than six months for the most eminent theologians of the Vatican to conclude that this text was inspired by the Divine Spirit and to include it in the set of books constituting the New Testament canon. Continue reading

Dubaï et la City : considérations inopportunes sur la richesse et le mérite

Personne n’a étonné d’apprendre que, parmi les créditeurs étrangers, les banques britanniques étaient les plus exposées à Dubaï World, le conglomérat d’Etat qui s’est avéré incapable de payer ses dettes, tant la folie des grandeurs de l’émirat du Golfe et la mégalomanie des banquiers anglais et écossais semblaient parfaitement correspondre, outre évidemment leurs intérêts communs bien compris. En revanche, on a pu apprendre avec intérêt qu’environ 100 000 britanniques vivaient à Dubaï – la communauté occidentale la plus importante –, et que toute une armada de professionnels utiles (banquiers, traders, avocats, comptables, consultants, négociants, etc.) exerceraient là-bas ses talents, en conformité donc avec le profil économique de ce minuscule territoire. D’ailleurs, le voyage à Dubaï était presque devenu une étape obligée du cursus honorum des financiers, une expérience fructueuse dans l’apprentissage des Wilhelm Meister de la banque. Continue reading